dimanche 25 mai 2008

Le grand massacre d'Ushualias en 14**

Eric Fischl

Vingt ans après, je garde encore en l'esprit le soubvenir de cette nuit terrible. Je courtisois la Louison (la pauvre est morte depuis d'une fièvre maligne), nous nous estions cachés dans le petit clocher de l'églisette dont j'estois le sacristain. Je commençois à lutiner la taille fine de la brunette, le soleil se couchoit à l'ouest dans une féerie de pourpre et d'or quand j'entendis les aboiements des chiens et le piétinement sonore des chevaux du baron. Il encercloit le village avec sa soldatesque. Des cris d'effroi s'eslevoient des chaumières et les manants qui jasoient sur la place, ne savoient dans quelle direction aller, dans quel trou se blottir. Nous fimes monter l'eschelle qui servoit d'escalier et refermâmes la trappe. Juché sur son palefroi, le Baron de Fer s'adressa ainsi aux villageois espovantés, tandis que quelques-uns de ses sbires entassoient des fagots sur la place publique : "Manants, vous allez expier le crime horrificque que vous aves commis sur la sainte personne de l'évesque d'Auch. Voici ma décision, les enfants de moins de cinq ans périront bruslés vifs sur ce bûcher. Ensuite garces seront sodomisées par mes braves, puis égorgetées. Ensuite garçons auront couilles et bites coupées par mes braves, puis égorgetés. Parents seront ensuite conduits dans mes geôles pour y finir de male mort, c'est à dire devoir endurer supplice de faim et soif. Les manants sans enfants seront escorchés vifs et lâchés dans les essarts, les chiens de mes meutes au cul! J'ai parlé." A ces mots, la Louison s'esvanouit et tomba près de la cloche qui faillit tinter. Mais Dieu sans doute vousloit que nous fussions saufs. De cette orgie du Mal, j'ai surtout retenu les cris horribles des suppliciés, comme gorets à la tue-porc et les odeurs espovantables, celle du sang chaud rigolant vers l'estang du Sire de Trémouille (lequel estoit en Palestine, en croisade), la puanteur des excréments libérés de leurs tuyaux serpentins, enfin l'odeur des marmots qui rôtissoient sur le bûcher dressé par les spadassins du Baron de Fer. Cela dura des heures et des heures. Les parents, enchaînés par les sergents, se lamentoient et s'arrachoient les cheveux. Jamais n'exista scène plus horrificque! Je ne sais si l'asme du pauvre évesque d'Auch, là-haut dans le ciel illuminé d'estincelles, approuvoit cette monstrueuse débauche de cruauté. Ce n'estoient pas là soldats de Dieu mais du diavol! Près de la murette du petit cimetière, des chiens à la gueule sanguinolente bâfroient les verges et les testicules des jeunes gars qu'on venoit d'émasculer. Je me mis à desgobiller tripes et boyaux tant ce spectacle estoit insoutenable.
Vers le petit matin, nous remîmes l'échelle en place et nous descendîmes, la Louison et moi, dans l'espace du désastre. Le bûcher estoit fleuri de choses inommables et carbonisées. Moult cadavres jonchoient la place, pleine d'ignominies et de déjections multiples. Un ou deux chiens continuoient leur sinistre mastication. Le feu maudit du bûcher perdoit de sa virulence mais je sentois bien qu'on estoit dans un des cercles de l'Enfer. Je pris la main glacée de la Louison et dans cette nuit de cauchemar, nous allâmes dans la direction opposée aux essarts où les mastins devoient dévorer ce qu'il restoit des écorchés vifs.
Depuis ce drame effroyable, je suis entré dans les ordres, chez les bénédictins. Je me suis efforcé d'oublier qu'on peut lutiner les tailles fines. Ou fumer de la marie-jeanne. Parfois, de loin, je vois la tenancière du "Baril d'ale", l'estaminet près du canal. C'est une femme généreuse, aux blancs seins laiteux qui n'ont aucune vergogne à jouer de la balancelle, dans la brise de juin. Je me dis, as-tu fait le bon choix? Dans le ciel passent des oies sauvages, qui volent en triangle vers le nord. J'ai alors des accès de mélancolie que je cache au père abbé du mieux que je peux. Mais je suis certain que cette âme perspicace a deviné mon désarroi. La nuit, dans mes rêves, il me semble que je serre de près la taille de Louison, la pauvre Louison, qui a assisté comme moi au massacre d'Ushualias, il y a si longtemps, si longtemps. Mon Dieu, pourquoi vivons-nous? Quel sens faut-il donner à cet incertain voyage? Mon Dieu, pardonnez-moi d'avoir de telles pensées. Un papillon jaune avec des taches noires vient d'entrer dans ma cellule, il se cogne contre les murs. Il s'abîme les ailes. Va-t-il trouver la sortie?
Va-t-il trouver la sortie?

samedi 24 mai 2008

Naissance à Prigonrieux ( "prigoun riu", "fleuve profond") de l'homme qui parlait à l'oreille des coquelicots

Elina Brotherus

Je suis né au début de la guerre dans ce petit village qui est aujourd'hui une banlieue pavillonnaire de Bergerac. Où les gens ne se connaissent quasiment pas au-dessus des haies et des grillages. Je suis né au forceps, auquel on avait attelé une lanière tirée par une paire de boeufs. J'en ai gardé ce front bombé jusqu'au début de l'âge adulte où la calvitie naissante a estompé quelque peu ce traumatisme crânien. En ce temps-là, les All-boches sillonnaient la campagne avec leur uniforme vert-de-gris, faisant des perquisitions chez l'habitant (j'avais coutume de me cacher sous la table), et surtout évitant soigneusement les camions des maquisards, vu que ceux-ci étaient armés. Bien entendu, cette tactique tacite évitait bien des dégâts, les uns se contentant de fusiller quelques jeunes messagers de quinze ans, portant des messages dans leurs galoches. La famille pouvait récupérer les corps et les bicyclettes. Les autres (le "maquis" comme on l'appelait à l'époque) faisant des virées nocturnes punitives chez les rustres soupçonnés d'accointances avec la milice. Voilà l'atmosphère très "fun" de ma petite enfance, gardé par des grands-parents dont les dentiers jouaient des castagnettes à cause de la peur quasi permanente qui leur tenait les tripes. Ils avaient tous l'air d'être des comédiens répétant la pièce d'Eugène O'Neill (mort à Boston en 1953) : "Le deuil sied à Electre". Ma mère avait trouvé un petit travail de lingère, à Peymilou, dans un séminaire qui pratiquait la dévotion et l'entraînement au tir de fusil de guerre, dans une prairie en contrebas. Elle partait tous les matins avec son gloy (sa bicyclette), qui pesait un âne mort, qui a survécu des décennies (nous l'avions baptisé "Miss France"). Je suppose que dans la montée, elle devait tirer le bestiau par le guidon, et comme elle a vécu plus de quatre-vingts ans, j'en conclus déductivement qu'elle a survécu aux multiples descentes avec ce monstre mythologique aux freins surannés. Mon père, lui, passait de longues années de villégiature en Allemagne, aux frais du Troisième Reich. Enfin, ils le faisaient bosser, dans des usines d'aviation, et le soir, ils lui donnaient à bouffer, ou plutôt à boire, du jus de lentilles avec deux ou trois filaments de viande. Mon père était, une inscription dans son dos l'indiquait, peut-être en lettres gothiques, mais je n'en sais rien, un "Kriegsgefangener", un prisonnier de guerre. Il aurait peut-être pu s'évader, mais il était trop respectueux des lois, des règlements. Et qu'aurais-je fait à sa place? Ce hiatus fondateur, le fait que je ne l'ai connu qu'à l'âge de quatre ans bien tassés, fait que nos relations ont toujours été problématiques (euphémisme!). J'ai dû attendre l'âge de 55 ans pour l'appeler "papa", et encore, je pense, à la fin d'un repas bien arrosé. Quand je vois aujourd'hui qu'au moindre accident de skate-board, on met en place une cellule psychologique de soutien, et qu'on a lâché ces pauvres bougres, dont la moitié des synapses avaient grillé en captivité, dans leurs familles respectives, je dis "bonjour les dégâts", outre qu'alors les psychotropes, bien avant l'invention du Témesta et du Lexomil, étaient stuporeux et invalidants. De toute manière, le non-dit faisait qu'il n'y avait pas de problèmes. Mais qu'est-ce que tu vas chercher, mon p'tit gars? Bien sûr, tous ces éléments ne font pas de vous, plus tard, un grand extraverti, un coureur de jupons ou quelqu'un qui tape dans le dos des gens dans la rue (de toute façon, ça ne se fait pas!). Comme le titre l'indique, je suis plutôt quelqu'un qui parle à l'oreille des coquelicots. J'ai choisi un métier (prof de lettres) qui met la vie entre parenthèses, ou plutôt en mots, ce qui revient au même. Bien sûr, les élèves sont souvent chiants, mais ça aussi, on le met en mots : "Devrait modifier son comportement. Court tout droit dans le mur... et le conseil de discipline." Les mots, toujours les mots. Je vous souhaite un ouikinde sans bouchon(s), sauf les bouchons de bouteilles. Car sans le (di)vin, la vie est carrément insupportable.

vendredi 23 mai 2008

Un peu d'oxygène! En évitant si possible d'évoquer le Kamtchatka.

Heinz Hajek Halke

Un peu d'oxygène après les miasmes sentant la limaille de fer. Parlons un peu des Grands, Claude Lévi-Strauss qui va avoir cent ans et dont des extraits de l'oeuvre vont sortir en Pléiade (et dire que le premier poste de ce grand bonhomme a été le lycée montois où j'ai moi-même enseigné pendant des décennies). Parlons des livres de chroniques d'Antonio Lobo Antunès que je regrette un peu d'avoir laissé dormir sur mes étagères, alors que ce sont de purs feux d'artifice d'humour, d'intelligence, sur fond de "saudade", Portugal oblige. Parlons de Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France (les "élèves" n'y sont pas indisciplinés, et il n'y a pas un couillon de principal qui porte une cravate en se prenant pour un principal, et bientôt pour un proviseur-adjoint si les vents sont favorables!), Jacques Bouveresse qui écrit : "J'ai toujours été profondément révulsé par le moralisme" et qui s'interroge sur la connaissance de l'homme profond qu'apporte peut-être la littérature. (Je suis sûr que le baron de fer doit être de cet avis!)

Nous ne parlerons pas du Kamtchatka. Pourquoi parler du Kamtchatka?
Le néant et le vide sont des concepts difficiles à penser. Le RIEN, on y arrive. Parce que le rien, ce n'est pas rien! La chlorophylle, le tronc rugueux des arbres comme l'amabilité de certains entrepreneurs, les petites routes sinueuses où vous risquez de vous emplafonner sur un tracteur, la pluie qui a une patience de contrôleur fiscal, les gens qui ralentissent au niveau de notre portail imaginaire et se paient une petite tranche de curiosité (un là, tout juste, il y a cinq minutes, il a même fait marche-arrière), comme au zoo devant les babouins, voilà ce que j'appelle le RIEN, et on n'a pas grand mal à le conceptualiser.
Bref, les seuls amis que je me suis faits en six mois, ce sont les coquelicots. Amis éphémères mais si beaux! Mais il y a peut-être un peu de ma faute. Quoique.
Je m'étais juré de prendre un peu l'air et je vois bien que je retombe malgré moi dans les ornières creusées par les tracteurs du baron de fer. C'est sans doute un début de "fièvre obsidionale" qui, d'après le Petit Larousse, est "une sorte de psychose frappant une population assiégée". Il est très difficile d'être assiégé par le vide ou le néant. Mais par le RIEN, c'est possible, oui. Il suffit d'un peu de chlorophylle, de troncs rugueux, de petites routes sinueuses qui appartiennent aux tracteurs, de la pluie qui a signé un bail avec (?) , et de gens qui ralentissent au niveau de notre portail imaginaire (on n'a plus de picaillons), comme si nous étions des babouins auxquels ils vont jeter, avant de redémarrer, une poignée de cacahuètes.

jeudi 22 mai 2008

Komment, esbèce de betit envoiré, fous n'afez bas encore béyé le Paron de Ver? Attrabez-moi cette vribouille!

Anti Laitinen

J'étais tranquillement en train de me curer le nez dans la salle de séjour du Nautilus, essayant d'évaluer si la chlorophylle avait poussé d'un chouia sur les arbres d'en face, quand j'entendis une série de coups de freins et de dérapages contrôlés sur le parking empierré devant l'isba.
Fouchtra, me dis-je, voilà la cavalerie! Et en effet, ça ressemblait à un remake de LA LISTE DE SCHINDLER.
Des voitures descendirent, en faisant claquer les portières, trois crustacés qui avaient tout l'air d'officiers SS, des obersturmbanfourires, mais je n'y connais rien dans leurs galons, leurs parements rouges ou vif-argent. Ils se mirent à pousser des glapissements de putois qui se sont coincé le sexe dans une porte de poulailler. La sympathie ne dégoulinait pas de leurs faciès glabres et crispés. Les deux autres véhicules étaient remplis de soldats, mitraillette au garde à vous et l'air aussi aimable que les spadassins de la fameuse division Das Reich, quand ils ont aperçu le clocher d'Oradour-sur-Glane. C'était, à n'en pas douter, une mesure d'intimidation. Il ne manquait plus que les traction-avant, les manteaux de cuir noir et les sinistres galures de la "Geheime Staatspolizei", universellement connue sous le nom de GESTAPO!

L'Obersturmbanfourire se dirigea vers moi, qui attendais au seuil de l'isba, avec la grâce (lui) d'une souris mécanique.
- C'est fous, meussier Piètt d' Azou? Vous defez toujours 2888, 34 euros au Paron de Ver, n'est-ce bas? Vous safez que je bourrais fous vaire vusiller immédiatement? J'ai même un lance-vlammes et je bourrais fous vaire griller comme une alouette. Fous konnaissez la chanson, n'est-ce-bas, alouette, chentille alouette? Ach so!
- J'entends bien ce que vous dites, Herr Sturmbanfourire, mais si vous me fusillez, comment pourrai-je rembourser le Baron de Fer?
- Ach so!... Ce n'est bas vaux. Disons que nous refiendrons demain chercher la somme ekzigée. Et si bous ne l'afez bas, ban! ban!... Mais cela n'a bas l'air de fous evrayer, warum? Pourquoi?
- Eh bien, mon pote, malgré ton bel uniforme, tu oublies un petit détail. C'est qu'en 2008, nous sommes en 2008, il y a de grandes chances pour que tu manges déjà les pissenlits par la racine. Tu n'es qu'un hologramme, une image hyper virtuelle, et tous les aures pantins, là, c'est kif-kif bourrique. Un coup de balayette de la touche en haut, à droite de mon clavier, et vous disparaissez tous dans la buée d'une bouche d'égout. Vous n'avez que l'existence, ô combien fictive, que moi, l'auteur, je veux bien vous accorder.

- Ach so, c'est chênant, en evet!
- Tu l'as dit bouffi, et maintenant cassez-vous! Je compte jusqu'à 5 et à 5, un petit coup de balayette! Et je vous efface!
Le parking était à nouveau désert et vous ne me ferez pas dire qu'il y avait des traces de pneus sur le sol. Les cauchemars ne laissent pas d'indices matériels pour la police scientifique.

( Malgré ma bienveillance de lecteur boulimique, j'ai du mal à entrer dans LES BIENVEILLANTES, le gros pavé sur les nazis de Jonathan Littell." Frères humains, laissez-moi vous raconter comment ça s'est passé. On n'est pas votre frère, rétorquerez-vous, et on ne veut pas le savoir." Tout juste, Mein Herr! Tout juste.)

mercredi 21 mai 2008

Les Panzers de l'arrogant Baron de Fer ont quitté le site, mettant un terme (provisoire) à la pollution visuelle

Anti Laitinen

Il est de bon ton aujourd'hui, après une période d'hégémonie, d'estimer que la psychanalyse est morte et enterrée. Mollo Paulo! Pour des symptômes à court terme, de type électro-glinglin qui vous secouent les viscères et le système neuro-végétatif, deux comprimés de Lexomil sont bien plus efficaces. Qui le nierait? Mais en tant qu'explication des motivations profondes du bipède humain, des lois qui régissent ses relations avec l'autre, la famille, le groupe, eh bien Popaul, pour l'instant, on n'a pas fait mieux! Ainsi ce "théorème" de base qui veut que TOUT CADEAU EST EMPOISONNE et que t'as pas fini de le rembourser, Popaul, et au prix fort! Je développerai ce point ultérieurement quand l'horizon (déjà débarrassé de la soldatesque du Baron de Fer) sera plus apaisé.
Les coquelicots foisonnent dans le coin sud de l'isba (inutile de publier une liste des persona désormais non grata in situ!). C'est un décor que beaucoup nous envieraient et qui serait encore plus agréable si certaines individualités n'étaient aussi sympas, dans cette parcelle de l'univers, que des morceaux de ferraille oubliés au fond d'un bassin de radoub! Je sens bien que ce blog n'était pas prévu dans le scénario. Plumer les nouvelles volailles en silence, c'eût été un cas de figure bien plus reposant pour quelques maltifoutres évoqués dans mes narrations. Et je n'ai pas encore fermé boutique! Certes, mon lectorat n'est pas immense. Mais j'ai des lecteurs dans les deux Amériques, l'Australie, l'Afrique, l'Europe bien entendu, dont la France (même si nul n'est prophète en son pays!). Je suis sûr qu'ils attendent avec impatience la suite des aventures du Baron de Fer (celui du Moyen-Âge, dont la cruauté espouvantable sidéra mesme le Roy, comme on le verra bientôt). A défaut du mérite agricole ou des palmes académiques, j'espère bien recevoir un accessit pour la défense de la francophonie!
Je signale aux amateurs de vraie littérature que les Microfictions de Régis Jauffret sont parues en poche, dans la collection FOLIO. C'est quand même plus commode, le format, pour les voyages en avion, quand j'atterris à Schiphol, par exemple. Dans le même registre, et dans la collection Points-Seuil, les trois recueils de chroniques d'Antonio Lobo Antunès. Heureusement qu'il y a des gens comme ça qui existent (et des livres!). Cela vous console de la misérable présence en ce très bas monde de certains maltifoutres que je ne nommerai pas! Que voulez-vous, les maltifoutres, c'est comme les tiques, on a beau mettre un peu d'alcool à 70° (exit l'éther si efficace) au bout d'un coton-tige, ces sales bestioles s'accrochent, et vous êtes bon comme la romaine!
Sous le titre "Profession négrier", le magazine LIRE du mois de mai propose, page 72, la lecture du Journal d'un négrier au 18° siècle, par William Snelgrave, 254 p., Gallimard / Témoins, 19 euros. Il faut croire qu'à cette époque, les négriers avaient des lettres! " Figures de ruffians, scènes d'abordages, tous les ingrédients du récit d'aventures sont au rendez-vous". Comme quoi le démon de la littérature peut chatouiller n'importe qui. Moi, j'ai été prof de lettres, cela paraît normal. Mais le capitaine Snelgrave, c'est plus surprenant, surtout qu'il était convaincu d'agir pour le bien des esclaves, les Antilles étant une sorte de "terre promise" et le brave capitaine développait la rhétorique selon laquelle il vaut encore mieux "être captif que trucidé". Cela ne s'invente pas!
Et c'est ainsi qu'Allah est grand! Comme eût dit le grand inspirateur de ce blog, Alexandre Vialatte, que je salue. Salut, Alex! (Cette phrase jubilatoire chez Lobo Antunès : " Monarchistes par tradition, nous cohabitions avec Salazar comme avec un métayer relativement compétent pour assurer la prospérité des navets..." Ici on pactise avec n'importe qui pour assurer la prospérité des maïs!).

mardi 20 mai 2008

Eh Patrick, nom de Dieu, passe-moi le vinégrier, tu vois bien que je mange des asperges!

A.R.Penck

De même que les profs (ou les curés) ne sont pas tous pédophiles, il est des artisans sérieux, honnêtes et que je respecte. Il en est d'autres un peu gauches, maladroits, je veux dire dans la gestion des rapports avec les clients. Mais que celui qui n'a jamais péché me jette la première bière!
Enfin on peut tomber sur des maschemerlus, ayant pignon sur rue, régnant sur un territoire, et qui (et on est ici dans l'impensé au sens lacanien du terme) ont l'assentiment de personnes respectables. Tous mes fidèles lecteurs auront reconnu le fameux Baron de Fer, qui me réclame une facture de 2888,34 euros, après être passé dans son garage où une bouteille d'hélium lui sert à pratiquer la gonflette. PSCHHH!

Il n'a pas terminé les travaux prévus fin 2007 sur le chantier étant donné qu'il a été au téléphone d'une grossiéreté crasse, machiste et inqualifiable avec ma compagne. Le baron a son (mauvais) caractère, que voulez-vous! Il faut en passer par là. Ici, ça n'a pas l'air de déranger les gens, de poser problème. Cela fait partie du décor, comme le rythme des saisons, les éclipses de lune, la distillation de l'Armagnac.
Certes, gardons mesure. Le baron de fer n'est tout de même pas ATTILA! C'est une petite pointure. Et puis, il va rouiller, comme le reste! Attila qui fanfaronne :" Partout où je passe, l'herbe ne repousse pas!" Si le baron de fer était Attila, il y a belle lurette qu'on s'en servirait comme de désherbant. Or j'affirme avoir vu un de ses valets d'exploitation désherber le bas de notre propriété, près du ruisseau, avec un engin agricole. Donc, bien que certains autochtones claquent des dents en le voyant, messire Gris Nez n'est pas Attila! Dont acte! C'est quand même (un peu) rassurant!

La cerise sur le gâteau, grâce à son charisme(?) et certaines accointances locales bien frileuses, oh oui! c'est que le baron de fer a obtenu le privilège de continuer à fouailler la terre nourricière sur NOTRE parcelle, partie locative. Malgré notre opposition ferme et résolue. Résolue et ferme. Nettement exprimée aux intéressés, qui devaient regarder ailleurs. Les gens sont tellement distraits, des fois! Il suffit d'un vol de cigognes peintes aux couleurs de l'arc-en-ciel!

Pisse dans l'eau, Zazie, ça fait rigoler les vagues!

Résultat des courses. Ses "panzers" poussiéreux sillonnent notre parcelle, à quelque dizaines de mètres de l'isba, et côté rue, la Poste nous fait signer un accusé de réception de lettre recommandée, venant du même (triste?) sire et concernant la facture dont il est question §2. Ecce homo, voilà l'homme!

Voilà donc un maschemerlu qui continue à hâbler avec des proches (un peu moins proches ces temps-ci! et ça risque de perdurer) et qui ne va pas hésiter à porter le pet au greffe de la juridiction de proximité (Auch, Tel. 05 62 05 02 24) si je traîne trop les pieds à acquitter sa facture bidon!
Bidon, parce que les heures de présence ont fait du saut à l'élastique, que le matériau livré est sujet à caution, en qualité et en quantité, et surtout que les travaux n'ont pas été terminés. Entraînant ainsi bien des frais collatéraux, dont le baron n'a évidemment cure!

Ce qui veut dire qu'il s'en fout!

"Un minimum de déontologie n'est pas connu des ours", dit un proverbe Inui.

lundi 19 mai 2008

Chronicque des faicts espouvantables qui occurrèrent en Ushualias après la visite du Baron de Fer (âmes sensibles, s'abstenir)

Giorgione: Les trois âges de l'homme.(détail)
"Ti dico merda!"

(Je ne vais pas m'étendre sur les factures gonflées à l'hélium du Baron de Fer, le sire Gris Nez, sur ses engins blindés qui n'arrêtent pas de sillonner les alentours proches de l'isba, pour la plus grande gloire du maïs. A l'évidence, au plan de la convivialité, de la politesse basique, de la rectitude financière, ce coin du Jars ne cherche pas à entrer dans le"Livre Guinness des records"! Ils ont d'autres chats à fouetter, d'autres pigeons à plumer (mon chéquier, en l'occurrence!). On pratique ici une polyculture bien spéciale, celle du mépris. Il faut appeler un chat un chat!
Dans notre parcelle, ce matin, deux "panzers" de l'armée d'occupation. Qui sont COMME CHEZ EUX. Je sortirais fumer une clopinette sous la véranda, j'aurais droit à autant de salutations qu'une merde sèche! Vous voulez parier? Devons-nous nous consoler du fait qu'au Moyen-Âge, c'était pire? (Vous pouvez éloigner les enfants). Suite du feuilleton du 17 mai.)

"Une fois le manant estripé, dont les boyaux gris-bleuâtre enguirlandoient le vieux cimetière, l'ire de la populace grandit et des cailloux bien affûtés remplacèrent en guise de projectiles le bien trop doux crottin de cheval. Ce que voyant, le Baron de Fer, dont la cuirasse résonnait telle une lessiveuse un jour de charivari, estima plus sage de battre en retraite dans son castel de Maufoutre. Jamais oncques on ne vist une aussi belle débandade. Le Baron de Fer estoit vert comme un alien des temps futurs et son palefroi, tremblant des jarrets comme des castagnettes, estoit recouvert de matières fécales dégoulinantes. Une telle vue suffisoit à faire desgobiller les estomacs les mieux accrochés, et pourtant on estoit davantage accostumé à manger de la soupe de chiendent bouilli que de la gélinotte ou des anguilles, mets plutôt réservés au Baron de Fer en son castel abhorré de Maufoutre. La troupe de messire Gris Nez, ayant disparu dans les taillis et végérations similaires bénéfiques aux lâches, trouillards et autres engeances malivoles, ne restoit plus en la place que l'infortuné évesque du diocèse d'Auch, Monseigneur de Couillebarine du Plantoy.
Le malheureux!
Moi qui ne suis que l'humble chroniqueur de ces faists espouvantables, une bréchine de pitié ne m'est pas interdite. Mes lecteurs des siècles futurs jugeront. Adoncques, la populace enfuriée, entreprist de déshabiller le pitoyable homme de Dieu, déjà couvert de merde et de sanies diverses. Puis on planta des pieux sur un talus pelé, près de l'églisette, auxquels pieux fusrent attachés les piés et les mains du provoire. C'estoit comme une sorte de crucifixion horizontalle. Le prélat ne se prélassoit guère mais trembloit de tous ses membres gresles, car il avoist eu la peste mais il en avoit reschappé. Les commères, à présent joyeuses, se moquoient (car femme n'est pas charistable sur ce subject) de son tout petit pénis, sans doute recroquevillé en partie par l'espouvante, car il savoit bien qu'il alloit mourir, en ce lieu abandonné de Dieu, au milieu de fauves impitoyables et sans le secours des saintes huiles. Jusqu'au soir, on alla quérir les vaches du canton, les obligeant à bouser sur l'homme estendu par terre. Les vaches le bousèrent tant et tant qu'au bout d'une longue et espovantable agonie, le prélat rendit l'âme, le corps brisé, marronnassé de merde et animé de soubresauts, (telle une personne souffrant du haut mal), qui faisoient ricaner l'assemblée, toute bavante de mauvais plaisir. HOMO HOMINI LUPUS, l'homme est un loup pour l' homme!
Pendant cestuy temps, en son castel de Maufoutre, le sire Gris Nez, devait faire toilette (sa femme s'estoit évanouie) car il sentoit l'infecte purée des latrines à dix lieues à la ronde, menaçant de la hart (la pendaison) quiconque, simple manant ou nobliau, tiendrait rumeur de sa pousdre d'escampette, pour le moins peu glorieuse et dont se gausseroit toute la noblesse d'Aquitaine, du Poitou et du Languedoc et il y aurait toujours une langue de pute pour narrer l'exploit au Roy en personne, qui pour l'instant visitoit ses carrières de Couille-en-Brie, desquelles on extrayait la fameuse "Pierre de Roy" qui rapportoit des fortunes aux bâtisseurs de castels et de gandolfes (on appeloit "gandolfes" petites demeures où le Roy logeoit ses gitons et autres petits mignons).
Cette longue digression, lecteur, pour t'aider à supporter l'insupportable qui va suivre. Car avec une serpe, Mâchicouille, le géant du village, un peu simplet, trancha d'un coup la teste de l'évesque et l'envoya baller parmi les garnements du lieu qui improvisèrent un jeu en tapant à coups de pied dans cette sphère imparfaite et couverte d'ignominies! J'en avois assez vu! Je regagnois ma cabane sur le tertre où Héloîse, ma servante, m'avoit faist cuire une soupe de fèves. Elle trembloit tanst en me servant que la moitié de la soupe se respandit sur le sol de terre battue. Après ce rapide repas, quand mes propres mains eurent recouvré un semblant de calme, j'allumois ma bougie et sur un parchemin, j'entrepris de narrer les tristes événements de cette bien triste journée.
Il est évident, ô lecteur improbable, que le Baron de Fer prépare des représailles. Cette âme malfaisante et gangrenée par l'Enfer ne va pas laisser impuni le meurtre atroce de l'évesque et SURTOUT sa propre humiliation. Une odeur de bûcher et de corde flotte déjà sur ce malheureux village. Ou plus simplement un coup d'espée dans les boyaux porté par les soudards, ça demande moins de tintouin! Tout à l'heure, je vais donner ses gages à Héloïse, lui conseillant vivement de rejoindre le pays d'Orthe où sa soeur aînée a épousé un maréchal-ferrant. Quant à moi, je vais seller ma mule et dans la nuit obscure, à pas comptés, comme des fantômes apeurés, nous allons rejoindre Compostelle, où je cognois un couvent qui m'offrira refuge. Je ne laisseroi pas grand chose ici. Mon chien, Pataud, est mort de vieillesse le mois dernier. Je l'ai enterré au fond du jardin parmi l'ivraie et les herbes folles, j'avais les larmes aux yeux, oui!
Brave Pataud, compagnon de dix-neuf années solitaires et que j'ai aimé (pardon, mon Dieu!) bien plus que la plupart de mes semblables. De ce village maudit, je ne regretteroi rien de rien, sauf peut-être le nom de la rose et l'éclosion des coquelicots au mois de mai, dans les touffes d'avoine près du trou où dort mon pauvre Pataud. Ce chien estoit si vieux, si vieux! Je regretteroi peut-être aussi certains soirs de neige, où la bise, au coin de la cabane, avoit des chuchotis de dames du temps jadis, comme dist le poëte. Mais je n'en suis pas sûr. Dans cette nuit hostile où nous avançons contre le vent, ma mule et moi, vers un abri précaire, je ne suis plus sûr de rien."

dimanche 18 mai 2008

Les entités maléfiques traversant les siècles, voici une photographie de Baron de Fer, à New-York, en 1940

Lisette Model, 1940

L'air toujours aussi cool. Bientôt, il va aller planter du maïs dans le Middle-West. Et si les affaires marchent, il montera une petite entreprise de tractopelles et d'engins agricoles divers. Et dans 68 ans, je lui devrai une facture de 2888 euros et des poussières. J'ai reçu sa note hier, dans un autre millénaire. La vie est belle!


samedi 17 mai 2008

L'entrée du Baron de fer, messire Nez Gris, dans Ushualias



En cestui temps, la peste avoit sévi et l'odeur espouvantable des cadavres indisposoit même les plus aguerris. La moistié des habitants d'Ushualias avoient été victimes du fléau, tant les rats pullulaient en cette contrée qu'on eût dit abandonnée de Dieu. Le seigneur du lieu, messire Nez Gris, malgré sa grande lâcheté et espouvante intérieure, estoit obligé d'aller visiter ses féaux sujets. Pasle d'effroi, sur son palefroi, avançoit le seigneur des lieux circonvoisins. Il estoit accompagné de sa cour de minables paltoquets qui dans la révérence avoit trouvé moyen d'assurer sa pitance. Il n'est pas de sot mestier, surtout en ces temps de famine et de disette. On ne pouvoit quand même pas manger les cadavres que les sergents du guet avoient oublié de faire cramer dans les essarts. La populace estoit rien moins qu'enthousiaste malgré la présence sur son palefroi du maistre des lieux circonvoisins. Des squelettes ambulants au lieu de baiser la mule du seigneur crioient : "Du pain! Du pain! espèce de charogne gavée de chapons!" Ah, on peust dire qu'avec la grande peste, le respect dü aux seigneurs s'estoit un peu perdu dans les marécages du désespoir. On ne vit oncques homme plus laid que ce baron de fer. Le comparer à un crapaud eût esté faire insulte au crapaud! Son nez bulbeux abritoit maintes verrues, il estoit borgne parce que regardant par un trou de serrure une pucelle se déshabillant, icelle pucelle avoit senti sa puante présence et lui avoit, à travers l'huis, donné un coup de poinçon dans le globe oculaire. La pucelle, une servante, fust écartelée vive par quatre vigoureux percherons mais ce supplice, apprécié du peuple, ne rendist pas son oeil à messire Nez Gris. Mais comme on dist, au pays des aveugles, les borgnes sont les rois! Tel estoit l'homme qui entroit ce jour-là à Ushualias. Sa garde rapprochée avoit la main sur le pommeau de l'espée car un attentat estoit toujours possible. Une charrette suivoit le palefroi avecques quelques sacs de blé. L'aide humanitaire, en quelque sorte. La populace crioit sa haine en silence et c'estoit un spectacle espouvantable. Biètt d'Azou, l'ermite du tertre, se cacha derrière le lavoir, estudiant quel seroit le meilleur angle pour envoyer une fléchette empoisonnée sur ce nobliau à la noix de coco. Las! Las! il avoit oublié sa sarebacane en son logis du tertre. Tu l'as eschappé balle, mon salop, se dit Biètt d'Azou. Il y eust une bousculade et monseigneur l'évesque d'Auch mordit la poussière avecques sa mistre et même un chien le compissa, c'est à dire lui pissa dessus. Le respect se perdoit de plus en plus! Pourtant la Révolution estoit encore loing. Mais que voulez-vous? Quand on voit un avorton d'aristocrate, arrogant comme une archipoutre, et un évesque mordant la poussière et qu'on crève famine, on a envie de les compisser et de les conchier! C'est humain, comme eût dit Montaigne, qui n'estoit pas encore né en cestui temps. Ah, on ne peust pas dire que l'entrée du baron de fer (gardons les minuscules) dans Ushualias fust une réussite! Il reçut en guise d'accueil maint crottin de cheval. La garde rapprochée tira son espée et un manant eut la panse trouée, ses boyaux se répandant comme des guirlandes jusqu'à l'églisette. La foule se dispersa, crachant son amertume dans la poussière. Un jour, l'heure de la revanche sonneroit!
(à suivre)

Branle-isba de combat sur le toit de l'isba et lettre recommandée du Baron de fer

Ralph Gibson

Les tuilards sont à l'oeuvre, disputant des épreuves pré-olympiques sur les malheureuses tuiles, qui, elles, se contenteraient du statu-quo. Vous avez remarqué que les tuiles, même de traviole, de guingois, se contentent toujours du statu-quo. C'est dans l'être même de la tuile, sa nature tuilesque, dans son idiosyncrasie pour rester simple. Que de se contenter du statu-quo. Comme de bonnes petites névrosées obsessionnelles, qui ont le changement en horreur. Remarquez, moi, je n'aimerais pas me faire cimenter, comme aux beaux jours de la mafia à New York, vu que les distractions sont rares au fond de l'Hudson River, à part les poissons-chats au nez gris qui se lissent les moustaches pour aller à une réception du parti démocrate. Ici, il y a bien le gang des cervoisiens ( au nez ?) dont j'aurais vexé l'un des membres en le traitant de "potage à cervoise". Pour l'instant, ils se sont contentés d'agiter des pissenlits en l'air, avec saupoudrage de commérages et incantations silencieuses, style vaudou du pauvre. A mon sens, ils ne sont pas bien dangereux. Je n'ai pas besoin de nettoyer mon Glock et ma Kalachnikov. Avec les 3200 euros d'augmentation-surprise de mon devis initial, ils pourraient se payer une petite radio parano locale. Sans aucune mesure avec notre Radio Parano à nous (merci Mordillat!). Ici Radio Parano. La radio des rats. La radio des idiots. La radio des rats idiots.
Les coquelicots sont de sortie, dans la savane, près de l'antenne parabolique. Bien qu'immobiles, ils sont curieux de tout ce qui se passe. J'ai beaucoup d'affection pour eux. Pour les coquelicots. Pas pour les nez gris! Il n'y a rien qui pue autant! A dire vrai, j'avais prévu un autre sujet pour aujourd'hui. Les transexuelles font-elles pipi debout ou assises sur la lunette des WC? Comme le disait le poète latin Térence : "Homo sum : humani nihil a me alienum puto". Sous-titrage : " Je suis homme : rien de ce qui est humain ne m'est étranger." Cela pourrait être la devise de ce blog, que certains aiment tant parmi les buveurs de cervoise!
BREAKING NEWS!!!
Le stupéfiant Baron de fer (au nez gris) nous envoie, en recommandé et avec accusé-levez-vous de réception, un premier rappel pour des travaux effectués à moitié et dont il a doublé la note! Et après ça, il faudrait avoir du respect (sic) pour certains artisans du Jars! C'est la thèse défendue par quelques instances "morales", souvent parisiennes, qui ont des accointances avec ce repaire de "truanderie" qu'est précisément ce coin du département. Je suis sidéré, littéralement sidéré, d'apprendre que la "soupe à bière" (tapez ce groupe de mots sur INTERNET) est une recette culinaire comme une autre. C'était bien la peine de faire autant de foin! Autant de foin! De qui se moque-t-on dans certaines sphères? Avant d'enfourcher le triste cheval asthmatique d'une moralisation poussive.
Je commence à être fatigué de payer à tire l'haricot et en plus de me recevoir par la bande des leçons de morale. Fatigué, vous entendez!
Bon week-end au Baron de fer qui me réclame une facture de 2 888,34 euros pour des travaux non terminés. C'est à dire avec une "gonflette" avoisinant les 1 000 euros! Ou peu s'en faut! Et en avant le truandage. Gens d'ailleurs méfiez-vous des artisans (pas de tous!) du département du Jars. Faites passer le message dans les cinq continents! Et surtout dans les pays de l'Union européenne. Je vais leur faire une pub gratuite à ces maltifoutres! Ils n'en ont rien à cirer, voire! Voire! (Tous les messages de ce blog finiront désormais par le rappel de l'escroquerie du Baron de fer! L'homme au nez vert de gris!). Hosannah in exelcis deo!